

Bruno « Patchworks » Hovart se serait-il mis en tête d’infiltrer le business façon RZA en multipliant les projets ? C’est à se demander. Son solo Mr President à peine déposé dans les linéaires qu’il est déjà de retour, dans l’ombre musicale d’Hawa cette fois. Ici, c’est de Soul dont il est question. Au sens large même. Multipliant les allers-retours entre Motown 60’s et sophistication contemporaine, Hawa miaule de sa voix féline sur une partition musicale des plus variées exécutée en solitaire par l’homme-orchestre Hovart. Les titres avec plus de profondeur vocale restent évidemment les meilleurs morceaux de cette Little Green Box (Favorite Recordings) qui contient aussi quelques sucreries plus légères qu’on grignote sans aucune honte !
Non, il ne s’agit pas d’un vieux disque de chant soviétique à la gloire de ses cosmonautes. Ariya Astrobeat Arkestra est un groupe d’afrobeat qui vient… de Leeds. Premier point de chute d’Eric The King outre-Manche, et ouais. Les puristes sortiront peut-être les sabres en entendant cette version Anglaise de l’afrobeat qui en plus d’évoluer dans une ambiance sonore très jazz-funk, s’autorise des embardées limites electro et des crochets spacio-trippants. Cuivres ultra-polis et arrangements léchés, pas la peine de chercher la sueur qui gicle dans le mix, elle est de suite essuyée par une serviette-éponge ! Il n’empêche que cette version made in Britain du son de Lagos, avec ses bonnes compos et sa diversité d’ambiances (allez donc vous faire une virée casquée dans Re-education Mis-education) reste une bonne option pour les fans d’afrobeat qui veulent une approche différente de la version plus « classique ».
Restons encore un peu dans les ambiances africaines, Addis-Abeba cette fois et l’éthio-jazz évidemment. Debo Band viennent du Massachusetts, rien à voir là encore. Sauf que si en fait. Car comme l’afrobeat, l’éthio-jazz est une fondation qui absorbe les musiques qui l’approchent d’un peu trop près et qui s’enrichit des apports propres à chacun des groupes qui décident de lui rendre hommage. Debo Band ont décidé de larder le leur avec du violon, d’y souder de gros brass band Néo-Orléanais ou de le survolter de rythmes ska et de guitares rock. L’apéro live des 4 titres surchauffés de Flamingho est le meilleur ambassadeur d’un album qui ne devrait d’ailleurs plus trop tarder.
Bon et puisqu’on est dans l’Afrique on y reste après tout ! C’est sûr que le Nigérian est connu pour la sévérité et l’intransigeance de son groove. Brut et viscéral. Le Nigérian a accroché à son tableau de chasse des pièces de funk aussi grosses que les têtes de rhinocéros et d’éléphant que l’européen est venu braconner sur son continent. Mais il a aussi donné dans le plus pailleté, dans le disco pour dire vrai. Du disco hyper travaillé avec une haute d’arrangements et de brillance bien loin de ce qu’on connait sous cette appellation. Plus proche de Chic que des Village People pour faire court. Brand New Wayo (Comb & Razor Sound, un excellent teaser à voir juste là) a collecté deux vinyles bien gras de ces titres qui provoquaient des auto combustions dans les clubs des villes Nigérianes. Ici le message est simple et direct : dansons et suons dans nos slips ! Au cas où ça ne marcherait pas, revoir les réglages de votre matos hi-fi car une chose est sure : ça ne vient pas du disque.
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BenButler & Mousepad – Gif N Run (Gif n Run EP – Musique Large 2011)
La dernière signature de Musique Large frappe très fort. Gif N Run est dans la pure lignée des tubes de Mr Oizo, Daedelus ou Debruit : electro, dense et rafraichissant !
Miles Bonny – Clap Clap (Lumberjack Soul – Melting Pot Music 2011)
Le trompettiste – producteur – dj de Kansas City signe un album simple, juste et sincère. A l’image de son interprétation du Hand Clapping Song des Meters.
Canadoes Dance Band – Fine Woman (Sofrito Highlife Underground EP – Sofrito 2011)
Le label Sofrito de nos amis Hugo Mendez, Frankie Francis et consort, nous délivre encore le soleil des tropiques et de l’Afrique sur disque (il faudra attendre fin septembre pour vous le procurer). La guitare afro de Fine Woman vous fera danser les longues nuits d’hiver.
Quantic – Transatlantic (The Best Of Quantic – Tru Thoughts 2011)
Impossible de passer à coté du best of de notre ami Will Holland, qui nous a donné tellement de bonheur chez What The Funk durant toutes ces années. Impossible (presque) aussi de choisir parmi tous ces tubes, de QSO à Barbaro en passant par ses nombreuses collaborations.
Slim Moore & The Mar-Kays – Just Can’t Get Ahead (Introducing Slim Moore & The Mar-Kays - Marlow Records 2011)
Le Souljazz Orchestra qui mute en groupe à costard pour un album de soul orchestrée. Les fans du Black Moses Isaac, de Superfy Curtis ou de Bobby 110th Street en auront les larmes aux yeux.
Ray Lugo & The Boogaloo Destroyers – Soy El Ray (Mi Watusi – Freestyle 2011)
Un autre afrobeateux quoi troque son treillis contre de la sape Latino 60’s. Spanish Harlem est dans la place avec ce boogaloo vintage.
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MUZUL BORDERLINE : LA VIDEO
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17/09 : WTF#88 avec DJ Day, Soulist & Freeworker au Nouveau Casino
23/09 : Soulist Sound System à l’OPA13/10 : What The Favela Chic invite Funk Bast*rd (Singapour) à la Favela Chic
WHAT THE FUNK CREW ? WHO THE FUCK ARE THEY ?!!
On en sait peu sur lui, hormis ce fait étrange constaté par des anthropologues : dans des contrées reculées, les hommes se passent des flyers de ses soirées sur la tête pour s’assurer un cheveu dru et luisant. A eu un enfant avec Fulgeance.
Soulist – Myspace
Souleance – Myspace
Togolais d’origine Araméenne, plusieurs fois champion de Lucha Libre. Appelé aussi l’Enfant à la Voix d’Or, ses plus beaux mails d’excuses sont régulièrement lus dans des cafés hype Parisiens (liste contre une enveloppe timbrée).
What The Funk Paris – Facebook
Future Basics Radio Show
Future Basics Radio Show Podcasts
Muzul
Né à l’âge de 8 ans, a passé les meilleures années de sa vie dans des geôles de Djakarta où il rédigea son best-seller : « Quelles merdes ! », poignant recueil de chroniques musicales. Déverse fiel et amertume sur simple demande (tarifs dégressifs et prix de groupe).
Boris T
Recherché dans 24 états d’Amérique pour vol de couleurs, Boris quitte Jean Paul Goude en 1983 pour se consacrer à son œuvre magistrale « Liking The Motorhead Mustache Is Not A crime ». Aperçu pour la dernière fois dans une soirée disco dans les années 90 …