
Kreidler c'est une équipe au service de sa Majesté Krautrock depuis 1994. C'est aussi la famille de Detlef Weinrich (ou Tolouse Low Trax) l'auteur d'un quatrième album hors-du-commun et dont tout le monde se foutra surement jusqu'à ce que son génie soit consacré.
1. Kraftwerk – Roboter
À la télé allemande, en 1978, moi, dix ans, grandissant en écoutant de la pop anglo-saxonne dans la cuisine de ma mère et là… la chose la plus «étrange que j’ai jamais vu. Et entendu. Et évidemment, c’est toujours imprégné dans mon esprit.
2. Visage - Fade To Grey
Celle-ci, deux ans après, m’a ouvert au monde excitant de la synth-pop britisih comme Human League, Fad Gadget, jusqu’à la tonne de chansons brillantes de trois minutes que peut compter la pop entre 1981 et 1983 (UK, New York, Brussels, Paris, Düsseldorf, et Hamburg).
3. Johann Sebastian Bach - Musikalisches Opfer BWV 1079
La beauté pure dans sa plus simple abstraction. Je discutais récemment avec Nick Currie/Momus de nos faiblesses en mathématiques et nous sommes arrivés à la conclusion que les artistes/musiciens ont une compréhension toute intuitive des mathématiques. Schönberg suggérait que ce que Friedrich der Grosse, le roi de Prusse, jouait à JS Bach était en fait composé par son fils CPE Bach.
4. Nightmares on Wax - A Word Of Science
Les plus ou moins 20 premières releases de Warp furent (et sont toujours !) si cool et futuristiquement mind-blowing dans leur conceptions ! Dommage que le label soit devenu si ordinaire aujourd’hui. Une influence majeure pour nous au début de Kreidler.
5. Esther Brinkmann - Totes Rennen
Thomas Brinkmann is The Boss. Et cet album nous accompagna en 1999 sur le « Kreidler/Tarwater Tour de France ». On l’écoute en voiture encore et encore et on le diffuse à chaque fois avant nos concerts.
6. Caetano Veloso – Estrangeiro
J’ai connu les enregistrements des 70’s et 80’s de Caetano Veloso par deux amis accros au MPB et qui voyageaient régulièrement à Paris pour acheter des vinyles. Celui-ci a été mon premier album du genre et il m’a fallu énormément de temps pour comprendre les productions d’Arto Lindsay. Mais aujourd’hui j’adore. Spécialement le morceau-titre qui est si émouvant et touchant qu’il me fait littéralement vivre son exil en prison.
7. Rolling Stones - Exile on Main St.
J’arrive à supporter le rock quand il est vraiment cogneur et direct comme Iggy Pop, David Bowie, le British punk, ou Creedence Clearwater Revival. Ça peut me convaincre aussi quand il est gorgé d’âme comme le Old Laughing Lady de Neil Young, le Blinded by the Light de Bruce Springsteen, le Sweet Surrender de Tim Buckley, ou Paul Weller et ce brillant album. Ça concerne aussi la face b de Tattoo You, d’un paquet de titres des Rolling Stones en fait.
8. Workshop – Talent
Kai Althoff au sommet. Incroyablement bon. Samplé et assemblé depuis les débuts de l’histoire de la pop pour créer quelque chose de magnifique. De la gastronomie pour l’âme.
9. Nicolette - Now is early
Quel album ! Même si elle ne l’aime pas tellement comme elle nous l’a dit un jour. Ça nous a éblouis et comparé à beaucoup d’autres sorties drum & bass / breakbeat, cet album n’a pas pris une ride.
10. Marvin Gaye - Here, My Dear
Celui-ci paraît évident mais en afit c’set mon premier album de Marvin Gaye. Et toujours un bon compagnon. Les faces 1 et 4 sur un même album et 2 et 3 sur un autre pour un plaisir d’écoute ininterrompu. Un autre bon compagnon est Smokey Robinson, d’ailleurs le premier album de soul que je me suis acheté était « Hi we're the Miracles! »
Bonus Track : n’importe quoi de Yoko Ono tant que ça implique John Lennon.
KLAUS DINGER'S NEU!
Un petit plaisir coupable ?
Quel est le meilleur endroit pour écouter de la musique à Dusseldorf ?