90bpm : Pour ceux et celles qui ne vous connaîtraient pas, vous pouvez vous présenter chacun rapidement ?
Damage : DJ Damage, DJ depuis plus de vingt ans, beatmaker depuis une dizaine d’années, faiseur de remixs, d’émissions de radio et… de beaucoup d’autres résultantes musicales.
Madhi : Madhi, ex DJ, beatmaker.
Dusty : DJ, beatmaker…(Il s’arrête, puis tous les 3, en cœur).On est tous les trois de Meaux ! On a tous travaillé l’album à Meaux…
90bpm : Ok, c’est parfait. Vous allez me dire ce que vous en pensez : on aurait pu aussi appeler cet album « Pied de nez », dans le sens où sortir ce type de projet en ce moment c’est un peu un pied de nez à l’industrie musicale en France. Sortir un album de ce type, à l’heure actuelle avec cette belle brochette d’artistes…C’est un peu du jamais vu…Et donc ma première question : pourquoi « Clin d’œil » alors ?
Damage : Oh tu sais, Pied de Nez ça me va très bien…
90bpm : Vous semblez avoir accordé pas mal d’importance à l’esthétique entourant la sortie de ce premier album, le digipack et toute cette esthétique très vinyl soul-jazz-funk seventies. C’est ça « Clin d’œil » (ndlr :les photos de DR, la cover d’Emmanuelle Tricoire, la photo des trois artistes en mode trinité à l’intérieur, la police des textes rappelant le LP Everything I do gonna be funky de O’Donnel Levy ou du Eddie Palmieri Unfinished Masterpiece, Idris Muhammad House of the Rising Sun, le premier Gil Scott Heron « Small Talk at 125th and Lenox etc…) ?
Photo d'Emmanuelle Tricoire
Damage : C’est vrai que c’est un pied de nez, ce titre, je cautionne…Après Clin d’œil c’est ce petit « tac », des choses qu’on a aimées dans les nineties, pour une partie de l’album. On redonne un peu à nos pères spirituels qui étaient les premiers beatmakers la monnaie de leur pièce…Le Clin d’œil il est là, il est artistique, il est à la fois moral et spirituel. Et, effectivement, c’est venu un peu comme ça, un peu spontanément entre nous…Et puis wink, ça sonne très ricain, « Clin d’Oeil » était plus sympa. Et dans la bouche d’un ricain ça sonnait bien….
Madhi (prenant l’accent anglais américanisé) : Clin d’euillee… !! (rires) C’était marrant ! Et puis mettre un titre en français dans un album qui est entièrement en anglais, c’était cool…
90bpm : Alors justement, un album entièrement en anglais, on peut en reparler : pourquoi y-a-t’il uniquement des artistes venant des Etats-Unis, excepté Soul Clan…Il y avait un Count Bass D aussi prévu à la base ?
Madhi : Sisi, il est fait, il est sur le pressage japonais, c’est un inédit japonais le Count Bass D.
Damage : Sur le cd japonais, y’a un titre en plus.
90bpm : Après Qîdar, ou il y a un autre ordre… ?
Madhi : Il est avant Qîdar, Qîdar c’est le dernier morceau du cd japonais, et le Count Bass D est juste avant.
90bpm : Et donc pourquoi ne pas l’avoir retenu pour la version française de l’album ?
Dusty : Nan c’est parce que…
Madhi : (Il le coupe)C’est le dernier morceau enregistré…
90bpm : Aussi pour faire un truc exclusif pour le Japon ?
Dusty : Ouais, franchement, tous les albums qui sortent au Japon aujourd’hui, c’est comme ça, il y a toujours un inédit… Ca apporte un truc différent, un son en plus, un ordre qui change etc…
90bpm : Pour revenir à un plan artistique, à mes yeux toutes les tracks de ce premier LP sont vraiment bien, mais il est vrai que la meilleure surprise a été d’entendre les morceaux chantés, le U Do de Stacy Epps et le Speak The Language de Lizz Fields…Vous pouvez revenir sur ces collaborations… Pourquoi ces artistes ?
Damage : Parce qu’on les aime!
Madhi : Ca s’est fait par rapport aux musiques. En gros, on faisait des musiques dans notre coin, et lorsque la musique est plus ou moins retenue, validée par les trois comme étant potentiellement bonne pour l’album, on mettait des a capella sur les morceaux…. (Il s’arrête). On avait des idées quand même, genre « Ah ouais, pour ce morceau là, Buckshot conviendrait bien…On essaye, et hop ! on se rend compte que ça marche. On contacte le mec, on arrive à faire le morceau…Tu vois ça s’est fait…(Il regarde ses deux compères) : Ca s’est pas fait en freestyle quand même ?
Damage : Ouais, on est un peu comme des enfants pourris gâtés qui ont un peu eut tout ce qu’ils voulaient…Faut être clair, y’a quand même eu un facteur chance…
90bpm : Vous avez eu tout ce que vous vouliez ?
Damage : Quasiment…
Dusty : Y’a que des noms qu’on voulait et qu’on ne peut pas avoir…
90bpm : Par exemple ?
Madhi : Gift of Gab…
Dusty : Q-Tip, Mos Def, Common…Tu peux pas les avoir comme ça…
90bpm : Il y a Mos Def, un peu, sur le Clin d’œil (ndlr : la track éponyme introductive de l’album, Clin d’œil, reprend un a capella du love Song Them de Mos Def) ?
Dusty & Damage : Ouais !! (rires)
90bpm : Ok, dommage pour Q-Tip… Les différentes tracks sur l’album sont vraiment pas mal décomposées, rythmées par de nombreux interludes, intro-outro qui se mélangent entre les invités, entre les différents collages de samples… Buckshot, comme les autres, expliquant son rapport au jazz après l’utilisation du Tidal Wave du Pressure Sensitive de Ronnie Laws pour « Who Got The Props » [“Got to enter in his hip-hop game and bring jazz with me”]. Comment vous avez monté cet album, je veux dire construit, vu le puzzle de tracks différentes du fait de la pléthore d’invités présents ?
Ronnie Laws - Pressure Sensitive
Madhi : L’idée c’était d’éviter de faire un album de beatmakers. On prend plein de rappeurs qu’on aime bien, on se retrouve avec une compil de beatmakers, comme d’autres l’ont fait, ça peut donner des bons morceaux, mais au final il n’y a pas vraiment de cohésion, il n’y a pas d’histoire de l’album. C’est plein de bons morceaux, éventuellement etc., mais bon. L’idée était de pouvoir garder une cohésion, de mettre ces interludes là, où les gens racontent leurs rapports à la musique, pas spécifiquement au jazz, mais une bonne partie liée au jazz quand même, et ça permet d’avoir une écoute en longueur de l’album. Un début avec une musique, toute seule, ça se termine avec Quîdar, qui est un morceau jazz, ça permet d’avoir un déroulé complet, et de garder un bloc sur l’album…d’avoir un truc efficace.
90bpm : Et justement, pour parler de Qîdar : Soul Clan je ne connaissais pas : c’est qui en fait ? Comment vous les avez rencontrés ? Est-ce un autre clin d’œil, une dédicace directe au Soul clan de la fin des sixties (ndlr : la dream team de la soul réunissant pendant un court moment Solomon Burke, Don Covay, Ben E King, Arthur Conley et Joe Tex, et incluant Otis Redding et Wilson Pickett) ?
Damage : Ca, faudra leur demander…héhé
90bpm : Ce sont ceux qui jouent derrière on est d’accord (ndlr : l’interview se tient au Batofar, pendant les balances et répétitions du set Soul Clan + T Love qui aura lieu le soir même) ? Je connaissais pas, en tout cas ça à l’air de déboîter…
Damage (rires) : Ca déboîte pas mal…c’est clair.
Madhi : Ca s’est fait en connexion meldoise…(rires)
90bpm : Ce sont des gens de Meaux ?
Madhi : Y’en avait un qui habitait à Meaux
Damage : et qui est le leader en fait, enfin entre guillemets…
Madhi : Ouais, c’était mon fournisseur de disques à la FNAC (rires)…Dès qu’il y avait des petites nouveautés jazz ou des imports à commander,c’était lui qui les faisait. Après il a monté son groupe, et on avait besoin de zicos, donc ça s’est fait naturellement. Le mec était dans la vibe rare grooves…Tous les trucs qu’on écoute, il sont à fond dedans…
90bpm : Ce sont des gens qui ont déjà une discographie ? C’est leur premier morceau ?
Madhi : Ils n’ont pas de discographie…et c’est leur premier morceau, ouais.
Dusty : Individuellement, la plupart ont d’autres trucs à côté, ils ont tous joué sur des trucs…
Madhi : ce sont des gens qui viennent du live…et ça s’entend !
90bpm : Par rapport au jazz justement : vous pensez quoi des initiatives mêlant des jazzmen et des Mcs / producteurs comme l’ont pu être à l’époque les projets de Steve Coleman & The Metrics, Opus Akoben (ndlr : au Festival Son d’Hiver avec Steve Colememan & Five Elements le 9 février), ou plus récemment le dernier Antipop Consortium en date versus Matthiew Shipp ou le Face Candy avec Eyedea ?
Madhi : Ecoute, c’est une réunion logique, ça se mélange bien, c’est une partie du hip-hop pour nous. Qu’il y ait des zicos…(il s’arrête). On va dire qu’il y a deux écoles de zicos : il y a ceux qui considèrent que le rap n’est pas forcément une musique et eux ne vont pas aller là dedans et il y a toute une nouvelle génération de musiciens de jazz qui eux ont grandi et ont baigné un peu dans le hip-hop et qui vont peut être aussi se servir du hip-hop pour amener le jazz à des jeunes qui n’y ont pas forcément accès.
Damage : Ouais, le hip hop a récupéré le jazz, le jazz a récupéré le hip-hop, la boucle et bouclée. C’est un peu ça l’idée je pense.
90bpm : Et comment se situent les Jazz Lib vis-à-vis d’un apport « live » dans leurs sets ?
Damage : Nous on est simplement beatmakers, tu vois, donc on peut pas se prétendre musiciens, donc l’idée du futur….(Je le coupe)
90bpm : Parce que je pense que c’est une question que pas mal de gens se posent…
Madhi : Ouais, c’est clair…
Damage : Mais en fait, à part le fait de faire des DJ sets dans un premier temps.. c’est tout ce qu’on peut « apporter à la scène », même en édulcorant via les nouvelles technologies et tout ça quoi, c’est d’ailleurs ce qui va se passer ce soir, tu vois…Et la suite, ça peut être faire un album « pensé » aussi un peu pour le live. C'est à dire de beatmakers certes, mais avec une fusion plus importante…C’est ce qui s’est d’ailleurs passé avec Soul Clan, et avec le reste des invités de l’album, parce que ça fait trop plaisir de bosser avec tous ces musiciens, tu vois ? Des gens complètement ouverts…Donc si en se mélangeant on peut arriver à apporter encore autre chose, alors pourquoi pas…En tout cas le deuxième album va s’orienter vers ça…
90bpm : Autre chose, toujours par rapport au jazz : pas mal de grands noms du jazz sont partis en 2007, de Rufus Harley, Max Roach, Joe Zawinul, Tony Scott…Comment vous voyez le jazz aujourd’hui en 2008 en rapport à ces musiciens si prolixes dans les années 60 et 70… Par qui et par quoi passe l’évolution de cette musique aujourd’hui centenaire ?
Damage (se concentrant) : En même temps l’idée qu’on a de tout ça c’est qu’il y avait une espèce de foisonnement dans la musique des années 60, 70, et en remontant un petit peu, début des années 80, en termes de sorties…chaque groupe était capable de sortir 5 à 6 albums par an. Puis il y a eu les années 1980 où les gens sortaient un album tous les trois ans, et pas nécessairement toujours de bonnes choses…C’était quand même des gens qui bourlinguaient sévèrement et je crois qu’aujourd’hui les artistes bourlinguent un petit peu moins…Alors maintenant il y a les nouvelles générations, depuis cinq, six ans, notamment en France, mais aussi aux Etats-Unis et partout dans le monde, y’a tout une génération de mecs qui ont entre 20 et 30 ans, qui sont souvent bourrés de talent, et qui ont mangé toute la musique que notre génération a mangé, mais en concentré, avec les nouvelles technologies etc…et qui reservent ça d’une belle manière pour la plupart…
90bpm : Tu penses à qui par exemple ?
Damage : Soul Clan par exemple…Soulive d’un autre côté aussi…Et puis il y a toujours des petits nouveaux…
90bpm : Question chaude : vous pouvez chacun à votre tour me donner un ou deux albums qui vous ont amenés à faire de la musique, et pour quelles raisons ils ont changé les choses, votre vision, situation etc… ?
Dusty : Ouchh…C’est chaud !! Il y a tellement de petits passages…Mais je vais te dire : le morceau qui a fait que je kiffe le rap, c’est Sugar Bear, Don’t Scandalize Mine, c’est ce morceau qui m’a mis dans le truc, dans le chemin, comme ça… (ndlr : ce maxi du Powerful Powerlord Sugar Bear, produit par Shabazz, est sorti en 1988, accompagné de la B-Side Ready to penetrate, successivement chez Champion, Coslit Records, Next Plateau puis réedité en 7inches par Champion pour le marché anglais l’année suivante)
90bpm : Et comment tu as découvert le morceau ?
Dusty : Par rapport à mes grands cousins, mes jeunes oncles, qui étaient déjà un peu dans le move…le move parisien des années 1980 tu vois….Ensuite, quand tu découvres ça, tu recherches, tu fais connaissance de gens, de morceaux… (Il se met à sourire). L’autre te dit « Ouais moi aussi j’ai découvert un truc chanmé ! », il te fait découvrir…etc.
90bpm : Et c’est ça qui a fait que tu as commencé à acheter des disques ?
Dusty : acheter des disques ? Nan c’est venu beaucoup plus tard…C’est venu…Quand j’ai été en âge de pouvoir me les acheter !! (rires)
Madhi (rires) : Mais l’envie était là !!
90bpm : Ok. Et toi Madhi ?
Madhi : Dans le hip-hop, on va dire Run DMC, Public Enemy, le deuxième album, It Takes a Nation… Puis les gros chocs, c’est les nineties avec l’album de Lord Finesse…(Il s’arrête). Le deuxième aussi !! (rires). Puis Blackmoon, Enter Da Stage aussi…
90bpm : Donc grand plaisir d’avoir Buckshot sur ce « Clin d’œil », j’imagine….
Madhi : Pour tout le monde..Gros fantasme quand j’avais 17 ans !! (rires)
Damage : Mais on l’a fait pour Madhi !!
Dusty : Nan, sérieux, tu veux que je te dise un truc c’est surtout pour lui qu’on l’a fait, parce qu’il connaissait toutes les paroles de l’album en phonétique, par cœur, mais il ne comprenait rien, et il te rappait tous les trucs ! (rires)
90bpm : Ok, pour la bonne cause donc. Et toi Lilian ? Par rapport à ma question initiale ?
Damage : Moi mon tout premier disque hip-hop, c’est un truc de Frankie Smith, le Double Dutch / Double Dutch Bus, un truc super funky…
T Love (qui est arrivée discrètement en loge quelques minutes plus tôt) : Who ? Qui ?
90bpm : Frankie Smith.
T Love (avec la bonne prononciation cette fois, mettant tout le monde d’accord) : Oh ! Frankie Smith !
Dusty (en se marrant et en imitant Taura dans un accent US poussé) : Ohhhh !! Frankkiee Smithh !
T Love : Sorry Lillian!
Damage : Ouais, héhé. Donc ça c’est le premier mec qui m’a marqué. Parce ce qu’effectivement j’avais des influences soul-funky, et là d’un seul coup arrive un mec qui commence à…parler.
Franke Double Dizzzzzle Dutch !!
90bpm : Et ton premier disque, tu te rappelles ?
Damage : Mon premier disque, j’avais quatre ans, c’était Get Back, des Beatles…C’était de toute beauté…héhé. C’est là-dessus que j’ai bougé…De là peut être Ed Lover Dance dans les mixs…
Madhi : Ou ta petite coupe de cheveux avec ta mèche…
Damage : Ouais, c’est le côté un peu Manchester…
90bpm : Et aujourd’hui : quelle est la vision que vous avez des prochaines années, pour vous personnellement et pour le groupe ?
Dusty : Continuer et essayer d’explorer et tester un maximum de trucs…
T Love (qui se rappelle qu’elle est aussi une grande journaliste, et enchaîne la question avec sérieux, puis s’excuse) : Comme quoi par exemple ?
Dusty (en rigolant, plus ou moins) : La techno ! Nan mais plus sérieusement essayer d’apporter ce qu’on apporte dans le rap, dans d’autres horizons musicaux qu’on apprécie…Tu vois, moi j’aime bien tout ce qui est broken…
Damage (A T love, en riant) : Nan, c’est bien, t’es pertinente !…C’est vrai qu’on aime bien tout ce qui est anglais…
90bpm : garage, broken-beat, Dubstep ?
Dusty : Ouais, ouais, le dubstep aussi... J’ai découvert il y a pas si longtemps, et j’ai bien apprécié…
90bpm : des soirées à Londres ?
Dusty (tout sourire) : Nan, mais j’voudrais bien y aller et kiffer ça !!
90bpm : Cool. Et toi Madhi ?
Madhi : Avancer, essayer de ne pas faire de copier/coller de ce qu’on a fait. Essayer d’aller dans des univers un peu world, pas forcément électronique… Je ne sais pas, j’ai envie de faire des trucs avec des petits instruments, des balafons, des choses plus roots. De toute façon, je pense qu’on a une combinaison qui peut aller vers de l’électronique, d’autres trucs…et au final on arrivera toujours à trouver un chemin d’entente qui fait la force de l’ensemble.
T Love (en français) : Ah, vous avez oublié mon album, en mai…
90bpm : J’allais y venir, j’ai vu la cover du maxi…vu que t’es là ça va être ma dernière question.
Dusty : Attends Taura, on allait manquer ton album !
90bpm : Finissons d’abord avec Damage…
Damage : Moi j’ai un peu la même démarche que Dusty, j’écoute de la musique anglaise depuis le début de années 1990, j’ai même eu l’occas de rencontrer les 4 Heros à l’époque, donc j’ai aussi cette culture là… Quant à l’avenir du groupe, il est clair que j’aimerais bien qu’on puisse sortir un deuxième album, dans des conditions un peu plus… « confortables », on vit pas dans le luxe, avoir peut-être plus de moyens…J’aimerais bien en faire trois, je suis un peu le mec du triptyque, tu vois…
90bpm : Cool, c’est noté.
Damage : Mais peut-être que d’ici là on pourra plus se supporter physiquement, intellectuellement, artistiquement…On ne sera peut-être pas toujours ensemble….Qui vivra verra…
90bpm: Ok. Et donc T Love, ton album sort bientôt c’est ça ?
T Love : Il y a un nouvel album qui va sortir en…mars.
90bpm : Tu peux parler anglais…
T Love (à partir d’ici traduit, donc) : Oh, merci !
Damage : Ahh, elle était bien partie là !!
90bpm : J’aurais du me taire…
T Love : Donc le nouveau maxi va sortir bientôt. Le tester sera utilisé ce soir, on l’a ici. Le maxi s’appelle On My Mind et est produit par Beyond There, un groupe hip hop underground anglais. Et « l’autre côté » (en français dans l’interview) est produit par Alchemist aka Mudfoot (ndlr : c’était l’aka d’Alchemist lorsqu’il était membre du duo Whooliganz avec Mad Skillz au début des années 1990) et s’appelle Follow me…
90bpm : Des vielles productions alors ?
T Love : Oui, ça date des Basement Tapes, le maxi sort là bientôt, sûrement la semaine prochaine…et l’album dans quelques mois, mars, avril…Et le prochain album, celui que je suis en train d’enregistrer en ce moment, et qui sortira en 2009, je le fais avec les Jazz Liberators, qui produisent avec d’autres gars de Meauxtown, un gars qui s’appelle Brice…C’est ma « production team », for life, tous ensemble !
Nouveau Maxi de T-Love. Follow it...
90bpm : tu es surbookée donc !
T Love : Ouais, et je prépare peut-être aussi un autre truc avec The Herbalizer
90bpm : Ollie Teeba de nouveau ?
T Love : Oui, Ollie Teeba et Jake. C’est mon crew : The Herbalizer et les Jazz Libs !
90bpm : On finit là-dessus !? Merci à tout le monde !
Propos recueillis et transcrits par Lucas Blaya aka Lux pour 90bpm
[23.01.08]
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