André Saraiva, 33 ans, artiste du graffiti, roi du Paris nyctalope avec sa boîte «le Baron», il fait de son prénom une marque qu'il démultiplie en objets d'art et produits dérivés.
A la faveur de la nuit
Par Claire MARTIN
samedi 02 avril 2005
André préfère la nuit. A 14 ans il partait inscrire son prénom sur les murs de Paris avec une règle : vingt tags par nuit minimum. Plus tard, Monsieur A est né. Sorte de shadok à longues pattes, grosse bouille souriante, avec haut-de-forme. Un oeil grand ouvert, l'autre, en croix. Le personnage est devenu la signature du graffiti-artiste André. Comme un logo, apposé partout, à Paris et dans d'autres capitales. Aujourd'hui, André n'a plus le temps de jouer à cache-cache avec les autorités, il ne veut plus d'ennuis. Trop à faire. Il est devenu une figure de la «Night» parisienne, le taulier du Baron, un club privé de l'avenue Marceau. L'ex-bar à call-girls, reconverti en boîte de nuit, est l'une des étapes les plus courues des noctambules. Intellos, musiciens, stars internationales s'y bousculent. Sous le règne d'André, c'est le «carrefour de la hype et des blousons dorés», avec entrée filtrée. Dans un décor de cabaret, de jolies filles et un mélange d'artistes. Ses copines qui passent s'appellent Björk, Sofia Coppola ou Sophie Calle, qui a sa plaque sur un siège au Baron.
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