Label : Biofidelic Records Sortie : 01/2003
Cependant à première vue, tout porte à croire que cet album sera différent de People kill the person : il possède son propre « concept » où les titres portent des noms et prénoms (regardez le tracklisting), cette fois-ci on ne retrouve aucun autre Mcee et la production est assurée en totalité par Deeskee ce qui est de bonne augure après un sublime "Blacklight sessions". Et pourtant, on a quand même un goût de déjà-vu à l?écoute de Xololanxinxo. On aurait pu penser aux noms des morceaux que ce dernier allait nous faire un album entièrement de story telling sur ces personnages fictifs (ce qui aurait pu être fort sympa), finalement il aborde plus ou moins les mêmes thèmes que son précédent album : ça dénonce le système avec des images d?enfants morts (Hector Montenegro), raconte la vie d?un passe muraille qui finira logiquement par se suicider (Marina J Anderson) et parle entre autre de lutte pour la liberté (Amad Zaire Nagosh).
Et c?est là qu?on se dit que le rap américain c?est limite mieux quand on écoute pas les paroles ; parce que Deeskee livre 11 instrus de très haute facture pour un Xololanxinxo qui, fidèle à ses habitudes, ondule aisément son flow pour obtenir une alchimie parfaite entre le beat et sa voix. Il nous montre l?étendue de ses capacités pendant ces 35 minutes (William Banner), servi par un Deeskee en forme. Rien de très surprenant mais vraiment agréable à écouter.
L?album est vraiment homogène, Deeskee confirme tout le bien qu?on pensait de lui et s?impose peu à peu comme un producteur incontournable de la scène west coast underground. Biofidelic records (le label de Deeskee) compte une nouvelle bonne sortie à son actif. On aimerait juste que Xololanxinxo prenne un peu plus de risques en rappant sur des thèmes un peu moins conventionnels.
Chroniqué par Frelon pour 90bpm.com [24.02.04]
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