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Themselves / The no musicLabel : Anticon Sortie : 01/2002 Autant le dire tout de suite, ce nouvel opus est vraiment différent de "Them " et ceux qui attendait "The no music " comme un version améliorée de Them seront peut être déçus même si l?inventivité est toujours de mise. Du point de vue des productions, la magie de la touche Jel opère toujours et l?album semble être le plus abouti de l'année 2002 au niveau musical, chaque morceau parait complexe et simple à la fois et fourmille d'influences qui vont de l' electro avec son ambiance oppressante sur " mouthful ",en passant par la pop agrémenté de synthé lyriques sur le magnifique " good people check ", ou même oldschool comme le prouve " dark sky demo " et ses cuivres très 90's.Ce qui demeure vraiment incroyable c'est l'aisance avec laquelle jel cristallise ces diverses références pour donner un ensemble cohérent qui dépasse même les genres musicaux connus (You Devil You et hat in the wind constituent des morceaux totalement indescriptibles,fantasmagoriques et dérangeants). Bien plus qu'un simple disque hiphop " the no music " se place dans la catégorie electrohiphoppostrockpop grâce à jel qui en plus de nous servir des instrus d'une grande richesse s'amuse à les déstructurer,à changer de pattern en plein milieu de chanson?.du grand art ! " Nous sommes Alpha et Omega " disait Dose One pour caractériser sa relation (musicale) avec Jel, et cette complémentarité se ressent à merveille sur l'album. Les expérimentations de Jel étant mis au service du flow supersonique caractéristique de Dose One qui rappe voire " chante " de manière frénétique, se servant de sa voix nasillarde comme d'un instrument. Peu de mcees arrive à la cheville de Dose ne serait-ce qu'au niveau technique. De ce fait, les instrus distillées de mains de maître par jel, agrémentées du génie du mc de Cicinatti sont à l'origine de chef d'?uvres qui font la force de cet album. Ainsi " good people check " " mouthfuul ", l'oppressant, angoissant voire hypnotisant " poison pit ", et même " like trapp ", ou " dark sky demo " prennent une toute autre ampleur rien que par l'apport de" la touche de dose one " qui en chantant de manière survitaminée, à la manière d'un crooner, ou en posant de manière très " old school ". Bien sûr, tant d'éloges contrastent avec les critiques en masse que " the no music " a subi, expérimental à un point que le " i'm affraid we'll have to innovate " émis par dose one a été pris comme l'annonce d'un cataclysme pour certain, pour d'autres l'album se révélerait trop brouillon?. Ces attaques sont en partie vraies (c'est bien vrai que dose et jel ont encore beaucoup de potentiel et qu'il n'en n'ont exploité qu'une partie ici !) mais ne reflètent absolument pas la qualité de l'album : " the no music " est un excellent album auquel il a manqué un peu de rigueur pour devenir culte. Le seul vrai reproche qu'on peut lui apposer mais qui est vrai pour tout les projets de Dose One réside dans le fait que toutes les références abordées par Dose dans ses chansons, (même ou dans l'artwork du disque) sont quasi-incompréhensibles (a part peut être pour " good people check " et encore?) même si les lyrics sont inclus dans le livret de l?album. Mais ce n'est qu'un détail et le nouveau themselves et absolument à posséder pour les " fans " de dose (et des productions anticoniennes) qui le rangeront à côté des Clouddead, Circle,the taste of rain et consorts. Pour les autres, ne vous effrayez pas " the no music " est aussi un album à posséder ne serait-ce que pour découvrir autre choses que les sempiternelles boucles redondantes inhérentes à certaines productions hiphop. [14.03.03] http://www.90bpm.com/ |