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Big Shug fait partie de ces rappeurs dont le nom apparaît dans les livrets d'albums depuis le début des 90's, dont le flow s'est perdu de temps à autres au beau milieu d'inaltérables classiques (par exemple, « F.A.L.A. » , sur « Hard to Earn » de Gangstarr), l'apogée de sa carrière avant cet album étant bien entendu sa participation à « The Militia » , aux côtés de Freddie Foxxx et Guru (sur le 5ème album de Gangstarr), ce titre faisant partie de mon top 10 rap toutes périodes confondues, au passage. Mais Big Shug, malgré ses qualités de rappeur et un entourage plutôt favorable à une percée dans le milieu rap, n'avait depuis le temps sorti aucun projet solo, aucune oeuvre personnelle de longue durée.
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Si, ces derniers temps, un enthousiasme assez impressionnant s'est manifesté autour d'une nouvelle scène du sud, originale, excentrique, portée par les Mike Jones, Paul Wall et consorts, il serait honteux d'oublier qu'en cette année 2005, un groupe mythique et représentatif du rap sudiste a lui aussi donné de la voix. Menés par le parrain du rap made in H-Town, Scarface, accompagné des charismatiques Bushwick Bill et Willie D, les Geto Boys, fers de lance de la maison Rap-A-Lot, se sont rappelés a notre bon souvenir.
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Producteur de génie et nouvelle coqueluche de l?Amérique ? En quelques années, Kanye West a connu une ascension fulgurante, devenant un pilier de la musique actuelle, bien au-delà du cercle des simples amateurs de rap, au même titre que certains de ses contemporains tels que les Neptunes ou Timbaland. En partie responsable de l?engouement pour les sorties Roc-A-Fella depuis le classique « Blueprint », dont il était l?un des principaux architectes, la récente réorganisation de l?empire de Shawn Carter n?a pas eu l?air d?affecter le bonhomme. Au contraire, plus que jamais Kanye s?impose comme le porte-drapeau d?un rap moderne, voir quasi-universel. Renouveau de la Black Music selon certains, mode passagère selon les autres ; une chose est sûre : personne n?a pu passer à côté de ce deuxième album solo, l?évènement musical de la rentrée.
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On ne va pas refaire la biographie de DJ Mehdi, on ne va pas refaire sa discographie, on ne va répéter comment un type comme Mehdi a déculpabilisé tous ceux à qui on disait qu?on ne pouvait pas écouter Idéal J et les Daft Punk, la musique la plus revendicative et celle plus hédoniste. On l?a déjà dit 100 fois c?est suffisant, les gens savent. Les sentiers ont été battus maintenant, plus besoin d?étiqueter l?air gentiment paternaliste «Mehdi le mec de banlieue qui fait de l?electro», il est un producteur à part entière, un musicien, le regard tourné vers l?avant et dans son sac plein de choses à nous faire écouter et aussi nous montrer. Epaulé de Romain Gavras à la caméra, il propose avec l?équipe Kourtrajmé un carte postale de Paris, la ville, la sienne, la capitale, sa capitale.
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Il y a 10 ans, Nasir Jones balançait à la face du monde l?un des disques majeurs de l?histoire du rap, Illmatic, qui reste aujourd?hui encore une référence absolue. Et cela fait 10 ans qu?à chaque nouvel album de l?intéressé, on parle du « Successeur », tel un hypothétique messie capable de sauver un rap qui, en fin de compte, ne va pas si mal que ça, au contraire. C?est vrai que le bonhomme a connu des hauts (Stillmatic, God?s Son?) et des bas (The Firm, Nastradamus?) depuis le temps, mais une chose ne change pas : le poids omniprésent de son ?uvre majeur, à laquelle chaque opus est machinalement comparé à sa sortie. Comme quoi, le poids d?une légende peut être un peu trop lourd à porter parfois. Quoi qu?il arrive, Nas est toujours là, fait de bons albums et demeure une figure incontournable du mouvement.
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On prend les mêmes, et on recommence ! En effet, à quoi bon changer une formule qui marche si bien, Eminem ayant atomisé les charts à chacune de ses sorties. Après les succès cumulés du Eminem Show, de la B.O. d?8 Mile, de 50 cent et de ses projets divers, il était temps de reprendre du service. A la limite du réchauffé, le 1er single « Just Lose It » n?avait surpris personne, la recette ayant déjà prouvé son efficacité simpliste à maintes reprises. Pas de surprises non plus au casting: Eminem et Dr. Dre aux machines ; 50 Cent, Obie Trice, Nate Dogg, D-12 venant pousser la chansonnette à l?occasion. Et pourtant, Eminem avec cet album va pousser son talent encore plus loin.
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Décidément, Talib Kweli n?a pas de chance. Après avoir du décaler en urgence la sortie de son 3ème album à cause du piratage, ce dernier vient à peine de sortir que les critiques négatives lui tombent dessus. C?est vrai qu?avec un tel background, le public est en droit d?attendre beaucoup de choses de sa part. Mais nous ne sommes plus en 1998, époque où Talib Kweli était un des porte-drapeaux de « l?underground » aux côtés de Mos Def, Pharoahe Monch ou Company Flow, sur le mythique mais défunt label Rawkus. Après le coup de génie qu?était Blackstar (duo qu?il forme avec Mos Def) et le très bon album de son groupe Reflection Eternal (aux côtés de Hi-Tek), la barre était haute. Trop peut-être. En 2001 sortait son 1er vrai LP en solo, "Quality", qui n?était pas spécialement d?excellente qualité. Malgré des titres très bons, comme le fameux "Get By" de Kayne West, mais l?ensemble pêchait par son manque de cohérence. Un bon album sans plus donc, qui signait part la même occasion la fin de l?épopée Rawkus. 2004, après moult péripéties, le voilà de retour?pour le meilleur et pour le pire.
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