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Dj Greyboy / Mastered the ArtLabel : Ubiquity Sortie : 01/2001 Après une introduction séduisante ("Mastered the Art") où piano et guitares accoustiques côtoient sitar et (vraie-fausse ?) harmonica, "hold it down" ouvre les hostilités avec Muddie au micro. Une nouvelle fois la production de Greyboy mêle allégrement instrumentations pures et sampling. Pourtant, il n'y a pas de quoi s'exalter, la programmation se révèle simpliste et les quelques scratches "standard" qui agrémentent le refrain ne font que confirmer une certaine facilité de composition. Même scénario sur "uknowmylife" avec Main Flow : une jolie mélodie, un beat juste efficace, un bel arrangement acoustique mais rien d'étonnant et surtout un refrain scratché des plus ennuyeux. On oubliera ainsi "Polyphonix" au beat maigre, pour se concentrer sur un "Dealin' with the Archives" très enthousiasmant. On y découvre enfin une production péchue et originale où Main Flow parait nettement plus à l'aise. Après "Marrakesh", assez réussi, "Instantly" est la deuxième bonne surprise de l'album. Pas de beat électronique cette fois-ci, juste un énorme groove de batterie qui vient souligner une ambiance typique des films à suspense 70's (on pense à Lalo Schiffrin). C'est alors que Main Flow entre une nouvelle fois en scène sur un "Ghetto Boogie" audacieux. Sans nul doute, le meilleur titre rappé de l'album et peut-être le meilleur titre tout court. Greyboy assure ensuite une jolie session de scratches sur "smokescreen"; Titre convaincant, mais là encore le beat reste assez creux. C'est donc non sans une certaine amertume qu'on appréhende la fin de l'album. Heureusement, avec "Logan's run" qui n'est pas sans rappeler le "Missing suitcase" d'Herbaliser (very mercenary - Ninja Tune), Andreas (Greyboy) renoue avec une ambiance filmique excitante digne d'une course poursuite façon "Bullit". Romantique et nonchalant, "bath music" semble pouvoir clôturer cet album de bien belle manière. Il n'en est rien. Greyboy nous inflige sur un 12ème titre, un remix bossa conventionnelle de son "Mastered the art" dont il aurait pu s'abstenir. Au final, malgré une musicalité irréprochable, Andreas Stevens ne parvient pas à nous surprendre. Ses productions, faciles, manquent souvent de profondeur (surtout ses rythmiques) et d'originalité. Décevant, "Mastered the Art" est pourtant loin d'être complètement raté. Quelques pépites comme "Ghetto Boogie", "dealin'with the archives", "Instantly" ne manqueront pas de faire bouger les têtes et une petite perle comme "Bath Music" comblera les squatters de canapés. [14.03.03] http://www.90bpm.com/ |