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2Mex / 2MexLabel : Palladin Records Sortie : 01/2004 Autant l'avouer tout de suite, cet album n'a rien de proprement génial. Bien ficelé tout de même, il n'atteint pas les sommets qu'on était en droit d'attendre. L'ambiance générale trop édulcorée ne laisse peut-être ainsi pas assez transparaitre la vivacité flowistique du emcee. Elle est sûrement le fruit de productions parfois trop mièvres. C'est exactement le cas de "Chillaxing" et ses violons amènes et affables qui inspirent un sentiment de gaieté et ramènent a des instincts de puérilité. On retrouve quasiment ce même sentiment sur le langoureux "Baby I Ain't Joking" dont la présence d'Awol One renforce le résultat plutôt satisfaisant. Cependant, certains morceaux plus énergiques et plus sombres, peut-être un peu en demi-teinte, sont présents pour contrebalancer. "Falcon Gentle" et son riff de guitare l'illustre; tout comme "The Return Of Fernandomania" dont l'ambiance plus électrique nous présente un 2Mex presque énervé. A l'opposé même, se trouve le non-moins réussi "Grandmother Moon", dont la boucle de guitare neurasthénique propose un par-terre instrumental mélancolique au duo Of Mexican Descent (qu'il forme avec Xololanxinxo) retrouvé. Au chapitre des succès peut également s'ajouter "Treesun" et sa production mélodique qui offre à 2Mex un morceau à l'atmosphère intimiste se désignant également comme un des sommets de l'album. Mais le morceau s'inscrivant comme le plus intéressant et le plus séduisant est sûrement celui sur lequel on retrouve aussi le plus d'invités. Il s'agit de "01011110010..." où, accompagné de certains de ses amis Shape Shifters (Subtitle, Liferexall, Akuma, Die et Existereo), 2Mex a le loisir de faire évoluer son phrasé sur une production de plus de neuf minutes aux multiples visages. En effet, Omid, accompagné de Subtitle pour l'occasion, délivre un titre décomposable en trois mouvements instrumentaux distincts. Ainsi, de manière très aléatoire, chacun des protagonistes vient alors exercer sa prestation microphonique avec tout le talent et la prédisposition qui le caractérisent. Le rendu, faussement terne et morne, s'impose forcément comme une réussite. Au final, on se retrouve alors confronté à un opus assez bon et facile à écouter. Cependant, il faut avouer que sur la longueur de tout un album, 2Mex peut se révéler presque légèrement lassant. Mais surtout car il est peut-être trop élémentaire, modeste ou rudimentaire, le travail de LifeRexall et d'Omid ne permet pas forcément au emcee californien d'illustrer tout le talent qui, avant toute chose, le caractérise. [09.03.04] http://www.90bpm.com/ |