NEWSLETTER
RECHERCHE
Facebook Twitter Myspace YoutubeFeed

Apparat / The Devil's Walk

Label : Mute
Sortie : 10/2011

Note de la rédaction 3.5/5
Lorsqu’on est copains dans la musique, une règle est de sortir son album en même temps. Paraissant le même jour que le "Monkeytown" des teupos teutons Modeselektor (avec qui ils avaient collaboré sur Moderat) “The Devil’s Walk” est une démarche pavée de bonnes intentions mais encore titubante comme un petit matin berlinois.

Apparat, Sascha Ring sur sa boite aux lettres, a atteint l’âge où certains renaissent. Revenu de l’IDM, de “Bpitch Control”, d’Ellen Allien, de la minimale des Berlinette ou de Berlin, Sascha nous fait une légère crise de la trentaine entre les pattes et ressent le besoin d’accomplir une grande oeuvre pour graver son nom dans le marbre.

Désormais, l’électro s’écrit sans pop pour Sascha et revêt une queue de pie pour nous faire applaudir dans les corbeilles de ¾. Apparat vieillit, cite - avec la bave aux lèvres - la musique sérialiste de Steve Reich (Music For 18 Musicians) ou les arrangements de Phillip Glass (frappant sur Ash/Black Veil). On devient très sérieux quand on a 33 ans; Mais dans les faits, rien d’ennuyeux.

Sur The Devil’s Walk, le diable se loge dans les détails.  

Apparat- The Devil's Walk by apparat

De la référence à s’en agenouiller (jusqu’à l’écroulement), une pureté qu’aucune narine ne connait de nos jours...  si de temps à autres le LP nous laisse bouche bée, on ne peut s’empêcher de bailler dans la foulée. The Devil’s Walk dévoile un Apparat de bibliothèque, un artiste concevant un album qui se regarde (le nombril), cultivé et majestueux à souhait mais oubliant de nous envoyer une petite claque aux fesses. Sous ce voile de pudeur et d’apparente virginité, il y a un effroyable vecteur de frigidité invitant l’auditeur à entrer dans l’album comme on entre dans un lieu saint : avec appréhension et l’envie d’être touché par la grâce. Sans forcément ressortir converti.
  
En dépit des vocalises en papier mâché et de cette potentielle filiation au concept périmé d’indietronica, non, Apparat n’est pas la traduction teutonne de Radiohead. Ni même un cousin germain (laule). The Devil’s Walk est l’oeuvre baroque d’un artiste cherchant une concession au Panthéon de sa discipline. Mais dans cette grandiloquence trop chaste pour rendre l’album pénétrable, on aperçoit la lumière sans vraiment parvenir à communier.

Chronique précédente :

Ajouter un commentaire

Attention à l'orthographe ! Les commentaires écrits en style SMS seront supprimés.













MUSIC
Mix, sons, podcast Ecouter tous les derniers sons
CONCOURS
Jazz Attitudes Party
90bpm vous offre 5 invitations pour la soirée.
#
Paris a le Groove
90bpm vous offre 5 invitations pour la soirée du 26 mai au 1979
#
Bonobo & Friends #2
90bpm vous offre 5 invitations pour la soirée du 2 juin
#